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Manche : une restructuration de Réseau Canopé dans le flou

Article paru dans Ouest France, édition Normandie – Manche, en date du 21/01/2020.

À la mi-décembre 2019, le Ministère de l’Éducation Nationale annonçait une restructuration des réseaux Canopé à l’horizon 2021. Dans la Manche, un atelier et deux sites sont concernés.

Bien souvent méconnus du grand public, les ateliers Canopé (réseau d’accompagnement pédagogique pour les enseignants sous tutelle du ministère de l’Éducation Nationale) représentent un outil de travail indispensable pour les professeurs et enseignants.

Ces derniers se sont récemment vus notifier une restructuration, d’ici 2021, de l’ensemble des réseaux, avec une perte de 3,28 millions d’euros pour le budget 2020. Or, cette annonce n’a pas été suivie de plus de détails, laissant près de 1500 salariés dans le flou.

« Restructurer Canopé, c’est le risque de perdre un outil pédagogique »

À l’échelle du territoire, la Manche compte un atelier à Saint-Lô et deux sites à Avranches et Cherbourg. Localement, cette restructuration inquiète car celle-ci est basée sur des raisons budgétaires qui, selon les syndicats, ne sont pas effectives. « Après un rapport de la Cour des comptes de 2014, qui épinglait la trésorerie du réseau Canopé, de nombreux efforts ont été faits. Dans la Manche, le personnel a vécu cinq ans de restructuration et va revivre une situation similaire, si ce n’est pire », insiste Erwan Saladin, membre du bureau Snuipp-FSU.

Le syndicaliste déplore une transmission de compétences au rectorat et de nouvelles missions pour Canopé, qui bouleverse les rapports avec le milieu éducatif. « Localement, Canopé représente des ateliers d’échanges très pointus avec du personnel très bien renseigné sur la vie culturelle. Le restructurer, c’est risquer de perdre un outil pédagogique primordial. »

Encore dans l’inconnu concernant les suites de cette restructuration, les employés des réseaux Canopé de la Manche attendent la suite des événements et des nouvelles directives quant à la tenue de ce démantèlement.

Ouest-France, Lilian POUYAUD.

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