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Avenir du réseau Canopé

M. Michel Dagbert (Pas-de-Calais – SOCR) attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur l’avenir du réseau Canopé.

En effet, la restructuration de ce réseau de création et d’accompagnement pédagogiques, anciennement centre national de documentation pédagogique (CNDP) et éditeur pédagogique historique de l’éducation nationale, a été annoncée.

L’établissement public, qui exerce une mission d’édition, de production, de développement ainsi que de mise à disposition de ressources et de services pédagogiques pour les personnels de l’enseignement, a déjà subi les dernières décisions budgétaires : baisse de 3,28 millions d’euros de la subvention pour charges de service public pour 2020 et diminution du plafond d’emplois de 55 emplois temps plein travaillé, qui impactera près de 150 agents.

La restructuration envisagée est perçue comme un démantèlement de cet acteur majeur de la communauté éducative par les acteurs concernés.

Elle met en effet fin au maillage territorial qui a contribué au succès de ce réseau : elle prévoit le rattachement de celui-ci aux rectorats d’académie et la suppression des 101 ateliers départementaux qui permettaient pourtant aux acteurs du système éducatif de rester en lien, dans une logique de co-construction des ressources. C’est donc ce service public de proximité qui risque de disparaître avec la nouvelle gouvernance territoriale.

Ceci inquiète l’ensemble de la communauté éducative, qui craint pour la pérennité du réseau Canopé.

Aussi, il lui demande de bien vouloir lui préciser les intentions du Gouvernement sur ce sujet.

En attente de réponse du Ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse.

JO du Sénat du 30 janvier 2020, question écrite n° 14122
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Le député de Seine-Maritime écrit au ministre de l’éducation

Dieppe, le 2 1/01 /2 020


Monsieur le Ministre,


Je vous adresse ce courrier au sujet du démantèlement du réseau Canopé.

La brutalité des annonces faites à la veille des «vacances» de Noël, à savoir la restructuration complète du réseau, laisse le personnel Canopé, ainsi que les enseignants dans une situation qu’ils ne comprennent pas. De plus, ces dernières annonces peuvent s’accompagner de risques psychosociaux tel que le témoignent aujourd’hui les registres HSCT du réseau Canopé.

Par ailleurs, le neuf janvier dernier, Monsieur Panazol, Directeur Général de l’Établissement a annoncé son départ, laissant le personnel en colère face à ce mépris.

Inquiet, quant à cette situation dramatique, je souhaite réaffirmer mon attachement au service public de l’ Education Nationale.

En conséquence, je sollicite votre ministère pour étudier toutes les possibilités afin de maintenir le réseau Canopé, ses missions ainsi que tous ses emplois.

Persuadé que vous saisirez le sens de ma démarche,

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes sincères salutations.

Sébastien Jumel, député de Seine-Maritime
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Quand les usagers tentent de sauver les meubles…

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Presse et médias Soutiens

Manche – Cinq parlementaires défendent le Réseau Canopé

Par un courrier commun, cinq parlementaires de la Manche ont alerté le ministre de l’Éducation nationale sur ce qu’ils voient comme « le démantèlement programmé du réseau ».

Soutien pédagogique des équipes enseignantes, le réseau Canopé, dispose dans la Manche, d’un atelier à Saint-Lô et de deux antennes à Avranches et Cherbourg. Amputé d’une partie de son budget au niveau national, Canopé et ses 1 400 salariés ne savent pas de quoi l’avenir sera fait. Disparition ? Changement de missions ?

Par un courrier commun, cinq parlementaires de la Manche ont alerté le ministre de l’Éducation nationale sur ce qu’ils voient comme « le démantèlement programmé du réseau ».

Pour Philippe Gosselin (LR), Philippe Bas (LR), Jean Bizet (LR), Sonia Krimi (LREM) et Jean-Michel Houllegatte (PS), « l’atelier Canopé est un outil formidable au service de la communauté éducative, des centres de loisirs, des espaces parents et de tous les acteurs de l’éducation. »

S’inquiétant que Canopé disparaisse « sur l’autel de restrictions budgétaires et ainsi sacrifier les ressources pédagogiques », ils invitent le ministre « à revoir cette décision et ainsi prendre en considération l’importance de ce réseau pour les départements ruraux ».

Article publié le 27/01/2020 dans l’édition en ligne de Ouest France
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Soutien de Philippe Meirieu

Extrait de la conférence donnée par Philippe Meirieu le 18 janvier 2020 au Collectif des Associations Partenaires de l’Ecole Publique (CAPE Nord Pas-de-Calais).

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Soutiens Textes officiels

Question écrite à l’Assemblée nationale

Question écrite de Mme Sylvie Tolmont (Socialistes et apparentés – Sarthe), publiée au JO le : 21/01/2020 (page : 358).

Mme Sylvie Tolmont appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur la réorganisation du Réseau Canopé. Le 18 décembre 2019, dans le cadre de son conseil d’administration, la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) annonçait une restructuration brutale du réseau Canopé, éditeur pédagogique historique de l’éducation nationale.

Cette annonce, qui intervenait peu de temps après le coup de massue porté à cet établissement public par la baisse de son budget de 3,28 millions d’euros pour 2020, est perçue comme un démantèlement inavoué par les personnels et l’intersyndicale de cet acteur éminent de la communauté éducative.

Proposant des outils pédagogiques à destination des professeurs dans des domaines aussi différents que l’art, la culture ou la communication, accompagnant les enseignants à travers des ateliers régionaux, le Réseau Canopé est également devenu un éminent conseil pour les collectivités locales.

Lors du quinquennat 2012-2017, le gouvernement, face à l’éclatement des acteurs du service public numérique de l’éducation, avait restructuré Canopé en impulsant une logique de réseau, permettant à l’opérateur public de réussir son passage au numérique. Dès lors, le démembrement du réseau auquel s’attelle le Gouvernement actuel apparaît tout à fait incompréhensible. Coupe budgétaire pour 2020 entraînant la réduction de 56 emplois temps plein, projet de restructuration brutale, transfert des directions régionales aux recteurs, les conséquences des choix opérés par le ministère de l’éducation inquiètent les acteurs du système éducatif.

Aussi, Mme Sylvie Tolmont souhaite connaître les intentions du Gouvernement afin de clarifier la stratégie numérique de l’État dans ce secteur.

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Soutiens

Faut-il abandonner les livres… et le réseau Canopé ?

Député de la Somme, François Ruffin est allé à la rencontre de nos collègues d’Amiens.

M. François Ruffin interpelle M. Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse : faut-il abandonner les livres… et le réseau Canopé ?

« AESH et enseignants : collaborer dans une école inclusive », « Autisme et scolarité : des outils pour comprendre et agir », « La famille Tout-Ecran », « Dis-nous Latifa, c’est quoi la tolérance ? »

Ces livres aidaient les enseignants à traiter du handicap à l’école, de la radicalité religieuse, de la laïcité. Ces ouvrages participaient à leur formation, initiale et continue.

J’en parle au passé.

Car votre ministère a décidé d’abandonner le réseau Canopé, et en particulier toute publication. Ce qui, dans votre novlangue, donne : « Ce “recentrage” s’accompagne d’une modification du périmètre des missions et notamment l’abandon progressif de l’édition papier ». Mais où va-t-on ? Où va-t-on si l’Education nationale elle-même délaisse le livre ? Si, se « recentrant » sur le numérique, elle rejoint à son tour « la famille Tout-Ecran » ? Car ces ouvrages, de niche, destinés non au grand public mais aux seuls professeurs, fatalement non rentables, vendus au mieux à mille ou deux mille exemplaires, n’intéresseront jamais les Hachette, Hatier et compagnie.

Au-delà de l’édition, c’est tout le réseau Canopé qui va y passer, les vidéos, les jeux, les ateliers… Les 1 531 salariés l’ont appris par un courriel de leur directeur général, Jean-Marie Panazol, le 19 décembre dernier. Lui-même regrettait la nouvelle et mesurait « les inquiétudes personnelles et le sentiment d’inachevé que certaines peuvent ressentir ». Le 9 janvier, M. Panazol annonçait sa démission.

Et pourtant.

Et pourtant, la Cour des comptes souligne, dans un rapport de juillet 2019, que « Canopé est un acteur clé du service public numérique éducatif » et « a retrouvé son public qui reconnaît l’utilité de ses productions ».

Et pourtant, la commission des finances du Sénat parle, en novembre 2019, d’un « opérateur qu’il importe de pérenniser », appelle à ne pas « remettre en cause les moyens accordés au réseau Canopé » mais que « au contraire, il semble préférable de renforcer cet opérateur pivot ».

Canopé est un bon élève, donc. Il faut dire que ce service a déjà connu une cure drastique depuis 2014, après la fusion du Centre National de Document Pédagogique (CNDP) et de ses déclinaisons locales (CRDP, CDDP, CLDP). Depuis, le « mammouth » a été dégraissé d’environ trois cents emplois, et son budget amputé de 12 % en cinq ans. Dans mon département, la Somme, les antennes d’Abbeville et de Péronne ont disparu. Et voilà donc qu’Amiens devrait suivre : restera-t-il un lieu d’accueil ? De rencontre avec les enseignants ? Ou seulement du « distanciel » ? C’est le grand flou.

« Ça fait 32 ans que je travaille ici, témoigne Aline. Des restructurations, j’en ai connues. Mais celle-ci, c’est de loin la plus violente. On ne sait pas ce qu’on va devenir ».

Alors, Monsieur Blanquer, pouvez-vous répondre à Floriane, Dimitri, Jeanne, Mohammed, Aline, Paolo, Aurélie, Sébastien, Karine, Olivier, Christophe, etc., professeurs détachés, fonctionnaires ou contractuels en CDD, salariés de Canopé Amiens ? Que vont-ils devenir ? Surtout, que va devenir leur mission ? En ces temps où « l’inclusion scolaire » a la côte dans vos discours, par exemple, qui publiera un « Guide pour les Accompagnants d’Enfants souffrant d’autisme » ?

François Ruffin
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Presse et médias Soutiens

Messieurs Claeys, Raffarin et Savatier

sont unis pour défendre Poitiers capitale de l’éducation et interpellent le ministre de l’éducation.

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Philippe Meirieu nous soutient

Professeur émérite en sciences de l’éducation, chercheur et militant en pédagogie, monsieur Meirieu suit l’actualité de Réseau Canopé

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Jean-Pierre Raffarin nous soutient